mercredi 11 mars 2020

Compte-rendu du 68e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mardi 10 mars, Bah, Daniel, Petru et Samson ont été accueillis par Sabine, Marie-Christine, Baptiste et Roland.



Repas, 2010, Martin Bruneau (né en 1960),huile sur toile, 130 x 150 cm, Galerie Isabelle Gounod à Paris
20 heures, un lendemain de tempête.
On se retrouve à la grille et on s’installe, non sans avoir présenté et essayé la sonnette qui relie dorénavant la crypte à l’entrée de St Vincent-de-Paul.
Dîner en nombre réduit depuis les départs de Dramane et Roberto.
Après les bénédicités de Petru, qui restera jusqu’au plat, on passe à la Soupe de pois cassés de Marie-Christine. Le vert de la soupe plaît à nos convives.
Puis Sabine a préparé un « Bœuf-carottes » qui remporte un franc succès : clin d’œil à ce qui suit ?
En effet, c’est l’occasion de se rappeler la soirée d’hier et de recueillir les impressions des accueillis.
Plus de peur que de mal. Un peu d’incompréhension, mais une envie de continuer ensemble.
Il est vrai qu’on est tous maintenant, autour de la table, accueillis comme bénévoles, de « vieilles connaissances » et cela se voit et s’entend.
Daniel à la manœuvre pour la vaisselle pendant la pause cigarette.
La fatigue aidant, le coucher se fait tôt. Après un fort rugissement, notre Lion de Guyane s’endort.
La nuit sera calme ponctuée d’autres rugissements plus contenus et entrecoupée de phrases en roumain que je ne sais pas traduire.
Réveil matinal de Samson. Baptiste, nouveau pilier de cette saison d’Hiver Solidaire et qui revient ce soir, l’accompagnera dans son petit déjeuner et lui ouvrira la porte.
Petru suivra et finalement les clés seront rendues à l’heure après ménage et vaisselle.
Il fait doux dehors.


Compte-rendu du 66e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Dimanche 8 mars, Ahmed, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Laurent, Jeanne, Corinne et François.


Aspen Winter Jazz, 1967, Roy Lichtenstein (1923–1997)
Sérigraphie, 66 x 101,6 cm, NY, Museum of Modern Art
Une soirée Hiver Solidaire pas comme les autres puisque nous démarrons avec la belle messe de 18 h 30 où les bénévoles sont venus nombreux entourer ceux des accueillis qui sont dans l’assistance. Beau et touchant témoignage de Charles qui parle à chacun d’entre nous. 
La soirée se poursuit avec un concert de jazz vocal porté par un jeune et prodigieux trio de l’école Didier Lockwood - merci à Laurence de nous avoir offert ce beau moment. 
Le buffet dans le déambulatoire est copieux et bien garni. Laurent et sa fille Jeanne veillent à tout, les conversations vont bon train, deux jeunes femmes de passage, qui sont restées après la messe, demandent si c’est comme ça tous les dimanche, parce qu’elles trouvent ça drôlement bien, ici.
Petru, arrivé à 20 heures, est allé se coucher au plus vite. Roberto a attrapé le dernier morceau et le bis avant de participer aux agapes. Bah et Daniel présents depuis le début, se sont manifestement régalé du festin musical et amical. Samson, arrivé après 22 heures, préoccupé par ses soucis, n’a pas pu avaler une bouchée et a déjeuné sur le pouce ce matin avant de repartir travailler. 
Nuit un peu écourtée donc, avec son départ et celui de Petru vers 6 heures, puis petit déjeuner détendu malgré un réveil bougon de Daniel qui déplore les ronflements sonores de son voisin — qui s’était lui-même plaint la veille au soir des ronflements du sien. Sourires amusés dans l’assistance. François avait bien essayé, pourtant, de distribuer, la veille, des boules Quiès. Tout allait mieux après le café.


dimanche 8 mars 2020

Compte-rendu du 65e soir d'Hiver Solidaire 2020


D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 

Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Samedi 7 mars, Ahmed, Bah, Daniel, Petru et Roberto ont été accueillis par Muriel, Loïc et Pierre.


Rémus et Romulus allaités par la Louve romaine, Annibale Carrache (1560-1609
et ses frères Agostino et Lodovico, peinture à fresque, Italie, Bologne, palais Magnani.
À l’ouverture des portes à 20 heures il n’y a personne mais cinq minutes plus tard nous sommes six. Le protocole de désinfection est scrupuleusement suivi par tous et la table rondement mise. 
Prière et litanies de Petru sont écoutées dans un silence respectueux puis on se met à table vers 20 h 30 sans attendre Roberto et Samson. L’entrée, constituée par une soupe carottes, curry et lait de coco préparée par Muriel est avalée à grandes lampées sonores...interrompues par l’arrivée fracassante de Roberto qui exprime dans un espagnol saccadé son indignation d’avoir trouvé portes fermées malgré ses appels répétés. On comprend qu’il a escaladé la grille pour entrer. 
Le dîner se poursuit avec la dégustation du ragoût de saumon et colin avec crevettes et poulpe, sauce à la béchamel, de Diane, qui a pour effet d’amadouer toute l’assistance, y compris Roberto qui se détend peu à peu. Et comme si cela ne suffisait pas, au fromage succède une extraordinaire salade de fruits issus d’un maraîcher rue Caulaincourt que Muriel qualifie de meilleur de Paris.
La dégustation de ces plats nuit dans un premier temps à la discussion mais très vite après elle débute avec la description par Daniel du rôle de la mythologie dans la naissance de toutes les civilisations et - vous l’avez deviné - la lutte contre le coronavirus. Chacun s’exprime, sauf Roberto très muet dans son coin, et chacun apprend quelque chose, par exemple que l’Italie est plus durement touchée parce que sa population est la seconde plus âgée au monde, après celle du Japon, ou encore qu’en France beaucoup d’entreprises réduisent considérablement les voyages d’affaires, avec les conséquences que l’on peut imaginer. 
Roberto sort alors de son mutisme pour expliquer comment les diverses mafias contrôlent la planète. Loïc s’entretient avec Bah de la Genèse que ce dernier vient de lire. Il nous apprend qu’après avoir lu le Coran il veut lire la Bible.
Pendant tout ce temps, aucune nouvelle de Samson. Muriel nous quitte vers 21 h 40 et la vaisselle est faite par Ahmed, Bah et Loïc, mais sans aide de Daniel ou Roberto. Tous les accueillis sont couchés vers 22 h 45 et l’extinction totale des feux intervient à 23 h 30 après une dernière vérification au cas où Samson attendrait dehors. 
Nuit sans histoires, tour à tour ronflante et silencieuse. Au réveil l’atmosphère est languie et conviviale. Daniel, décidément en verve, livre sa pensée sur l’insignifiance de l’homme face au cosmos. La plonge et le rangement sont assurés, toujours par les trois susnommés. Enfin, rangement des bancs comme nous l’a demandé Damien puis départ général à 9 h 20.



samedi 7 mars 2020

Compte-rendu du 64e soir d'Hiver Solidaire 2020


D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 

Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Vendredi 6 mars, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Célestine, Hélène, Sylvain et Bernard.

Le Christ prenant dans ses bras saint Bernard,  
Francisco de Ribalta (1565-1628), 
huile sur toile, 158 x 113 cm, 
Madrid, Museo Nacional del Prado
Nous nous retrouvons devant la grille à 20 heures et Samson nous rejoindra vers 20 h 15.
Petru nous invite à nous réunir autour de la table en récitant le Notre Père suivi de la longue «litanie» de nos prénoms inscrits sur son carnet pour clore par une courte invocation.
Hélène nous a préparé un bouillon accompagné d’un excellent cake salé.
Célestine nous a offert des lasagnes aux épinards et au saumon.
Nous avons fini par un flan aux cerises.
Roberto ne pouvant trouver un interlocuteur en espagnol maitrise l’italien, tout comme Célestine. Ravi de pouvoir être écouté, Roberto s’est donc longuement entretenu avec Célestine qui nous traduisait l’essentiel des propos. À plusieurs reprises, il demandait une Domiciliation. Nous lui avons conseillé de s’adresser aux Captifs. 
Coucher à 22 heures.
Lever à 7 h 30... Alors que Bah se réveillait avec une musique de son pays, Daniel et Sylvain l’ont invité à un tour d’horizon de la musique depuis les années 60.
Le temps s’est écoulé et nous avons libéré les lieux à 8 h 25.



vendredi 6 mars 2020

Compte-rendu du 63e soir d'Hiver Solidaire 2020



D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Jeudi 5 mars, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Anne-Lise, Bruno, Charles et René.

Le Paradis, 1912, Maurice Denis (1870-1943), huile sur bois, 50 x 75 cm, Paris musée d’Orsay
Peu avant 20 heures un groupe de quatre attendait à l’abri de l’école communale de la rue Belzunce. Bah, Petru, Robert et Samson étaient donc les premiers sur place suivis de peu par Dan. Dramane ne s’est pas manifesté.
Au menu, velouté de courgettes, puis essai réussi de synthèse entre Halloween et Thanks Giving à savoir une fricassée de dinde sur un lit de citrouille et de marrons accompagnée d’un couscous, et enfin ananas et gâteau au yaourt amandes et dukkah.
Liturgie invariante avec le Notre Père en roumain suivi d’une litanie des saints en roumain itou. L’oreille aiguisée de Charles a confirmé qu’aucun des saints patrons tant des accueillis que des bénévoles n’avaient été oubliés. Petru ne s’est pas froissé plus que cela de la crise de foi passagère d’un ou deux de ses camarades qui ont jugé préférable de vaquer à d’autres occupations pendant ce temps. Manifestement ces sceptiques d’un instant n’ont pas encore mesuré le caractère fondateur du dynamisme de la prière.
Conversations éparses mais cohérentes puisqu’il a été question de permis de séjour et du Paradis. Comment les obtenir l’un comme l’autre?
Le dîner s’achève sans Petru qui n’ajoute qu’un frugal bol de soupe à ses nourritures spirituelles puis va se coucher. Vaisselle sans Dan, qui ne la fait que les mois pairs, ni Robert. Ils ne rateront pas l’occasion de se ressaisir pour la vaisselle du petit déjeuner.
La chambrée est couchée vers 22 h 03, le turbo est enclenché instantanément chez Dan. Nuit tranquille agrémentée d’un épisode d’insomnie sur les 1 heure du matin pour Dan.
Réveil échelonné dès 6 h 30 de Petru et de Samson qui, après un rapide petit déjeuner et une cigarette à l’extérieur pour Petru, font leur check out à 7 h 15.
Le reste de la troupe se réveille et se prépare doucettement. Petit déjeuner, Robert évoque ses cours de français. Vaisselle participative pour l’essor final vers 8 h 10. Dernier nettoyage et aération par Charles et moi. Nous vidons les nombreuses croûtes ça et là dont le seul destin envisageable est de faire le festin de petits rongeurs dont on a aperçu un représentant ce matin. 


jeudi 5 mars 2020

Compte-rendu du 62e soir d'Hiver Solidaire 2020



D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mercredi 4 mars, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Marie-Christine, Clothilde, Véronique et Roland.


La Lessive ou Les laveuses à la Laïta, près du Pouldu, 1892, Paul Sérusier (1863-1927),
huile sur bois, 73 x 92 cm, Paris musée d’Orsay
Dès 19 heures, Corinne, Roland et moi, puis Olivier ont attendu Dramane et Samson auxquels nous avions fixé rendez-vous pour mieux faire connaissance. Samson est arrivé
vers 19 h 20 et Dramane, pris par des questions de douche au travail, pas du tout. Roland l’a eu plusieurs fois au téléphone; la situation semblait un peu compliquée à gérer pour lui, il n’est finalement pas venu.
Bah, Daniel, Robert(o), Petru se sont installés selon un rite bien rôdé. Humeur plutôt douce et tranquille.
Marie-Christine, nous a régalé d’un rôti-pommes de terre sautées, assez compliqué à préparer qui n’a pas trouvé vraiment son public, sauf parmi les bénévoles ; pour nos amis africains, il faut que ‘’la viande cuise longtemps longtemps’’... Mais la soupe de lentilles-topinambours de Clothilde avait été largement servie, et le far de Marion Gibon, cuisinière en second de Clothilde, a fait des heureux et rempli les estomacs.
Roberto a des sujets de domiciliation et de lessive à voir aujourd’hui aux Captifs. Il trouve qu’ils sont trop jeunes et ne connaissent pas bien la législation. Il est, de nature, assez impatient...
Extinction des feux vers 22 heures ; départ ce matin à 6 heures pour Petru et Samson ; lever à 7 heures pour les autres et même 7 h 20 pour Daniel qui a vraiment du mal à s’extraire de son sac de couchage.
Petit dej et rangements effectués dans les temps.



mercredi 4 mars 2020

Compte-rendu du 61e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mardi 3 mars, Bah, Daniel, Dramane, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Claire, Vivian, Grégoire et Charles.



Jump Over, 1996, Gabriel Orozco (né en 1962, collection particulière.
Dîner : soupe de potimarron, Dahl - riz, camembert, gâteau banane - chocolat 
Les arrivées s’égrènent entre 19 h 50 et 20 h 15. 
Roberto paraît le premier, renfrogné - son langage corporel s’assouplira, un peu, durant la soirée, mais il ne trouvera pas l’usage de la parole. 
Suivent, dispensés, Daniel, Bah Dramane et Petru. Samson, au travail, nous rejoint seulement à 22 h 30, et ne dîne pas. Ce qui est une erreur, car la cuisine s’avère de haute tenue. Merci à Claire et Vivian. Bonne atmosphère. Petru est très en verve, mais malheureusement peu compréhensible, sauf de Dramane qui, tout comme Daniel, conversent aisément. Bah comme à son habitude se montre discret et souriant.
Dispersion des effectifs au moment de la vaisselle, assurée par Bah et Charles. Claire et Vivian aident Dramane à essuyer et ranger. 
Départ des cuisiniers avant 22 heures. Extinction des feux en sifflet, pleinement effective à 22 h 45.
Nuit séquencée : ronflements, allées et venues, rires en dormant, ronflements.
Levers à 5 h 30 - Dramane part travailler (sur une passerelle en construction), puis 7 heures. Daniel peine à s’extraire de son lit. Petru nous quitte rapidement. Petit-déjeuner sympa dédié au foot. 
À l’évocation de Barcelone, Roberto prend la parole, en espagnol, ce qui circonscrit la conversation à un échange bilatéral avec Bah seul autre hispanophone du groupe.
Daniel et Roberto font des sandwichs pour le déjeuner.
Vaisselle et rangement fluides.
Départ de bonne humeur à 8 h 15.


mardi 3 mars 2020

Compte-rendu du 60e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Lundi 2 mars, Bah, Daniel, Dramane, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Magali, Charles et Yves.


Avant tout nous adressons nos meilleurs vœux de santé à la fille de Magali qui luttait courageusement face à une crise appendiculaire hier soir encore à 20 heures attendant le médecin pour conclure...
Magali avait préparé des pommes de terre bouillies et des saucisses pour notre plus grande joie. L’absence de moutarde n’a pas empêché qu’on s’en régale après le potage de légumes qu’avait fait Charles.
D’innombrables charcuteries ont complété notre dîner. Il reste un peu de celles-ci même si les uns et les autre sont partis avec de bon sandwiches.
Nous avons sans peine terminé la forêt noire et la tarte au citron de chez Carton qui ont clos ce dîner confortable et dont nous avons jeté le carton !


Les portes, Intérieur #4, 2010, Trine Søndergaard (née en 1972), 
Tirage jet d’encres pigmentaires monté sur Dibond d’après négatif couleur, 120 x 120 cm,  
New-York, Bruce Silverstein Gallery.

Sinon, c’était un peu l’auberge espagnole.
D’abord Roberto n’a pas vraiment progressé en français jusqu’à présent et nous propose espagnol et italien... Nous avons prié en roumain le Notre Père et avons essayé de comprendre Petru. Bah nous a emmené à Compiègne, Trolly et Pierrefonds.
Samson est arrivé à 21 h 45. Il est reparti ce matin vers 5 h 20
Petru et Dramane ont aussi demandé d’ouvrir les portes à 6 h 15. Quant à Daniel, il n’avait pas fini de se préparer, resté au lavabo alors que je fermais les portes vers 8 h 10. Un peu compliqué donc... Je passe sur le concert nocturne qui n’a pas dû convenir à Dramane qui préfère le Reggae non plus qu’à Roberto qui a un faible pour le classique et la symphonie du nouveau monde. Il nous a offert ce matin « au réveil « de la belle musique.




lundi 2 mars 2020

Compte-rendu du 59e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.


Dimanche 1er mars, Daniel, Dramane, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Sarah, Pascale et Arnaud.



Lecture de la Bible par Luther, 1861, Sir Joseph Noel Paton (1821 - 1901), 
huile sur toile, 92,7 x 69 cm, Édimbourg, National Galleries Scotland
À 20 heures, Daniel, Petru, Roberto et Samson nous attendent dans le vestibule de l’église où ils se sont abrités de l’humidité. Dramane nous rejoindra un peu plus tard. 
À son arrivée il est tout heureux d’annoncer qu’il a décroché une mission d’une semaine d’interim pour une entreprise du bâtiment. Il a profité du dimanche pour repérer l’itinéraire jusqu’à Savigny sur Orge / Morsang. Bah en stage de théâtre avec les captifs, reviendra ce lundi.
Après le rituel de Petru, la conversation en espagnol et français s’installe autour de la grande table sur le sujet de la lecture des Écritures et de sa place à la messe et au culte protestant.
La soirée est agréable, au menu soupe aux brocolis, tajine d’agneau mijotée tout l’après-midi par Sarah, dessert de chez Carton dont il reste encore une demi tarte au citron et une demi-forêt noire.
Daniel prend l’initiative de la vaisselle, Petru se couche tôt, Samson visiblement fatigué a pris un jour de congé et ne distribuera pas de prospectus ce lundi.
Nuit sonore, réveil très matinal pour Dramane qui doit être à 7 h 30 à Morsang sur Orge. Il emporte de quoi prendre des forces pour sa journée de travail sur le chantier. Petru part un peu plus « tard ». Le reste de la troupe s’égaie à 8 heures.



dimanche 1 mars 2020

Compte-rendu du 58e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Samedi 29 février, Daniel, Dramane, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Laurence, Diane, Abdelilah et Pierre.

Homme en costume Moyen-Oriental, 1632, Rembrandt (1606-1669),
huile sur toile, 152,7 x 111,1 cm, NY, THE MET
À 20h il n’y a que Roberto mais Dramane, Daniel et Petru arrivent peu après, ainsi que Laurence, lourdement chargée d’un grand pot de soupe. 
Bah est en déplacement avec Les Captifs et Samson est annoncé comme tardif.
La table est prestement dressée et un jeune Malien, qui a aidé Laurence, invité à partager le repas mais il décline et se contente d’un bol de soupe. Laurence lui communique l’adresse des Captifs.
En entrée, soupe aux carottes et topinambours bien chaude qui trouve des preneurs enthousiastes, à trois bols. Laurence explique ce que sont les topinambours, que nos invités dégustent pour la première fois. Suit la carbonnade flamande préparée par Diane, encore fumante et accompagnée de sa purée de pommes de terre. Elle rencontre également un grand succès («esta salsa, que maravillosa!!») et ne laisse finalement plus de place pour entamer les gâteaux de la boulangerie. Il en reste toutefois assez pour la dégustation des dates succulentes ramenées d’Oman par Laurence.
La conversation n’est pas vraiment générale mais plutôt centrée sur Roberto, très prolixe, d’abord avec Pierre puis avec Laurence, et ensuite avec Abdelilah qui partage longuement avec Laurence leurs impressions et expériences dans le Moyen-Orient. Daniel a l’air très fatigué, et Dramane très mutique. Petru, en revanche est presque hyperactif, avec distribution des textes du Notre Père en trois langues, prière et évocation à voix forte des saints participants présents et passés à H.S. On se sent pris entre l’enthousiasme religieux de Petru et un certain agacement de Daniel…. On transige en attaquant la soupe avant la conclusion des litanies et tout va bien. Petru conclu d’ailleurs par une tournée de friandises qu’il sort à grands éclats de rire d’un sac en plastique.
Rangement rapide ; Laurence reste longuement à discuter avec Abdelilah. Extinction des feux à 21 h 45 pour tous, sauf pour Abdelilah et Pierre qui attendent Samson. Celui ci arrive à 22 h 30 et part immédiatement se coucher sans dîner. La nuit est calme (merci à celui qui a huilé les gonds de la porte !) et néanmoins sonore.
Lever en douceur à partir de 7 h 45 et petit déjeuner tranquille. Dans l’ensemble Daniel, très fatigué, a été peu communicatif et peu participant aux travaux, tandis que les autres, secondés par Abdelilah, ont fait le boulot, mais sans que cela mène à récriminations. Petru plus loquace et présent que d’habitude.
Départ des derniers à 8h45.