vendredi 13 mars 2020

Compte-rendu du 70e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Jeudi 12 mars, Bah, Daniel, Petru et Samson ont été accueillis par Caroline, Bruno, Charles et Pierre.


Le rêve. «Il voit dans son sommeil l’Amour, la Gloire et la Richesse lui apparaître», 1883
Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), huile sur toile, 82 x 102 cm, Paris, musée d’Orsay
Ahmed, que j’avais invité, et Petru étaient là avant 20 heures, Daniel, Bah puis Samson les ont rejoints avant 20 h 30.
Chacun a apprécié à leur juste valeur les savoureuses lasagnes de légumes accompagnées d’une salade verte et la tarte crumble de spéculoos qui les a suivies.
L’axe de la conversation a tourné autour de l’Afrique, que Caroline et Bruno ont un peu visitée : Pays Dogon, Mopti, Nairobi, sans oublier toutefois la Réunion et la Guyane grâce auxquelles nous sommes passés de la diagonale du fou au bagne, désormais librement visitable. Côté virus, c’était plutôt Ebola, mortel en 24 heures, que Corona. Pendant tout le dîner, Petru a été avec Caroline d’une prévenance constante, la revêtant même d’un blouson panthère du plus bel effet.
Le dîner terminé, tout le monde s’est affairé à la vaisselle, Bah et Samson aux bassines, les bénévoles aux torchons; sauf Daniel qui a continué à converser avec Caroline et Petru qui est allé dormir.
Nuit habituelle.
Départ vers 6h30 de Samson et un peu plus tard de Petru. Lever des dormeurs sans difficulté. Charles évoquant le rêve qu’il avait fait au cours duquel j’aurais fait ma gymnastique sous son nez, et qu’il avait modérément apprécié, Bah a rebondi sur «le rêve dans le rêve» qu’il lui arrive de faire, ses rêves se passant toujours dans le passé ou dans le futur, jamais dans le présent (sic). Du rêve au souvenir il n’y a peut-être qu’un pas : souvenir de la 2 CV, de Charles Aznavour, d’un arbre du Mali, le shi, qui donne de l’eau et de l’huile.
Tâches domestiques effectuées de façon parfaitement fluide.
Dispersion de la petite équipe autour de 8 heures.
Apporter 3 baguettes mais surtout pas de fromages ni de clémentines.


jeudi 12 mars 2020

Compte-rendu du 69e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mercredi 11 mars, Bah, Daniel, Petru et Samson ont été accueillis par Véronique, Abdelilah et Olivier.


Femme dans les coulisses, 1937, Benejou Rabinowicz (1905-1989),
huile sur toile, 92 x 64 cm, Paris, Centre Pompidou - 
Musée national d’art moderne
Ce soir Samson est le premier arrivé vite rejoint par Petru. Roland nous fait une petite visite vers les 20 heures pour prêter main forte à l’équipe. Mais tout est calme aux environs. Bah et Daniel sont vite là et nous attendons Véronique qui a accepté en milieu de journée de remplacer in extremis Baptiste, mis en quarantaine par son entreprise parce qu’il a croisé une personne infectée. Il en faut plus pour nous inquiéter et le dîner peut commencer par les prières de Petru.
Grâce à Véronique, la litanie des bénévoles est complétée ce soir par la mention d’une « bénévole de l’ombre », Amélie, symbole de toutes les conjointes et conjoints qui, en cette période d’hiver Solidaire, œuvrent dans les coulisses soit pour préparer un plat soit pour « faire tourner » la famille pendant que l’autre membre du couple est dans « la lumière » d’Hiver Solidaire.
Merci à vous toutes et tous les bénévoles de l’ombre à qui ce compte rendu est dédié : sans votre soutien constant, notre engagement ne pourrait se déployer aussi allègrement !
À 20 h 30 nous passons à table avec appétit pour découvrir la salade audacieuse préparée par Véronique mêlant brocolis et betteraves. Puis vient le chili con carne préparé par Amélie (femme d’Olivier) qui fait l’unanimité : Daniel en reprend même trois fois une pleine assiette, alimentant ainsi non seulement son estomac mais aussi sa verve philosophico-cosmique particulièrement remarquée durant la fin du dîner...où nous ne sommes que 7 ce soir. Petru file dormir après sa soupe sans attendre la fin du dîner et le bon gâteau à l’ananas de Véronique : tout le monde est au lit avant 22 heures. 
Au réveil, Petru et Samson comme d’habitude sont les plus matinaux, Petru faisant remarquer que les rugissements nocturnes du grand fauve ont été cette nuit moins tonitruants que la nuit passée. Abdelilah, qui a accepté de remplacer Damien à la dernière minute, a cependant peu dormi. 
Au petit déjeuner Abdelilah demande des nouvelles d’Oddy et de Kader qui étaient à HS l’année dernière.
En faisant la vaisselle du petit déjeuner Bah nous parle de sa famille et de sa vingtaine de frères et sœurs (son père avait trois femmes qui se sont remariées après son décès) et de sa mère qu’il n’a pas revu depuis qu’il a quitté le Mali il y a 10 ans mais avec laquelle il reste en contact.
Un peu après 8 heure, on repart chacun de son côté...



mercredi 11 mars 2020

Compte-rendu du 68e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mardi 10 mars, Bah, Daniel, Petru et Samson ont été accueillis par Sabine, Marie-Christine, Baptiste et Roland.



Repas, 2010, Martin Bruneau (né en 1960),huile sur toile, 130 x 150 cm, Galerie Isabelle Gounod à Paris
20 heures, un lendemain de tempête.
On se retrouve à la grille et on s’installe, non sans avoir présenté et essayé la sonnette qui relie dorénavant la crypte à l’entrée de St Vincent-de-Paul.
Dîner en nombre réduit depuis les départs de Dramane et Roberto.
Après les bénédicités de Petru, qui restera jusqu’au plat, on passe à la Soupe de pois cassés de Marie-Christine. Le vert de la soupe plaît à nos convives.
Puis Sabine a préparé un « Bœuf-carottes » qui remporte un franc succès : clin d’œil à ce qui suit ?
En effet, c’est l’occasion de se rappeler la soirée d’hier et de recueillir les impressions des accueillis.
Plus de peur que de mal. Un peu d’incompréhension, mais une envie de continuer ensemble.
Il est vrai qu’on est tous maintenant, autour de la table, accueillis comme bénévoles, de « vieilles connaissances » et cela se voit et s’entend.
Daniel à la manœuvre pour la vaisselle pendant la pause cigarette.
La fatigue aidant, le coucher se fait tôt. Après un fort rugissement, notre Lion de Guyane s’endort.
La nuit sera calme ponctuée d’autres rugissements plus contenus et entrecoupée de phrases en roumain que je ne sais pas traduire.
Réveil matinal de Samson. Baptiste, nouveau pilier de cette saison d’Hiver Solidaire et qui revient ce soir, l’accompagnera dans son petit déjeuner et lui ouvrira la porte.
Petru suivra et finalement les clés seront rendues à l’heure après ménage et vaisselle.
Il fait doux dehors.


Compte-rendu du 66e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Dimanche 8 mars, Ahmed, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Laurent, Jeanne, Corinne et François.


Aspen Winter Jazz, 1967, Roy Lichtenstein (1923–1997)
Sérigraphie, 66 x 101,6 cm, NY, Museum of Modern Art
Une soirée Hiver Solidaire pas comme les autres puisque nous démarrons avec la belle messe de 18 h 30 où les bénévoles sont venus nombreux entourer ceux des accueillis qui sont dans l’assistance. Beau et touchant témoignage de Charles qui parle à chacun d’entre nous. 
La soirée se poursuit avec un concert de jazz vocal porté par un jeune et prodigieux trio de l’école Didier Lockwood - merci à Laurence de nous avoir offert ce beau moment. 
Le buffet dans le déambulatoire est copieux et bien garni. Laurent et sa fille Jeanne veillent à tout, les conversations vont bon train, deux jeunes femmes de passage, qui sont restées après la messe, demandent si c’est comme ça tous les dimanche, parce qu’elles trouvent ça drôlement bien, ici.
Petru, arrivé à 20 heures, est allé se coucher au plus vite. Roberto a attrapé le dernier morceau et le bis avant de participer aux agapes. Bah et Daniel présents depuis le début, se sont manifestement régalé du festin musical et amical. Samson, arrivé après 22 heures, préoccupé par ses soucis, n’a pas pu avaler une bouchée et a déjeuné sur le pouce ce matin avant de repartir travailler. 
Nuit un peu écourtée donc, avec son départ et celui de Petru vers 6 heures, puis petit déjeuner détendu malgré un réveil bougon de Daniel qui déplore les ronflements sonores de son voisin — qui s’était lui-même plaint la veille au soir des ronflements du sien. Sourires amusés dans l’assistance. François avait bien essayé, pourtant, de distribuer, la veille, des boules Quiès. Tout allait mieux après le café.


dimanche 8 mars 2020

Compte-rendu du 65e soir d'Hiver Solidaire 2020


D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 

Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Samedi 7 mars, Ahmed, Bah, Daniel, Petru et Roberto ont été accueillis par Muriel, Loïc et Pierre.


Rémus et Romulus allaités par la Louve romaine, Annibale Carrache (1560-1609
et ses frères Agostino et Lodovico, peinture à fresque, Italie, Bologne, palais Magnani.
À l’ouverture des portes à 20 heures il n’y a personne mais cinq minutes plus tard nous sommes six. Le protocole de désinfection est scrupuleusement suivi par tous et la table rondement mise. 
Prière et litanies de Petru sont écoutées dans un silence respectueux puis on se met à table vers 20 h 30 sans attendre Roberto et Samson. L’entrée, constituée par une soupe carottes, curry et lait de coco préparée par Muriel est avalée à grandes lampées sonores...interrompues par l’arrivée fracassante de Roberto qui exprime dans un espagnol saccadé son indignation d’avoir trouvé portes fermées malgré ses appels répétés. On comprend qu’il a escaladé la grille pour entrer. 
Le dîner se poursuit avec la dégustation du ragoût de saumon et colin avec crevettes et poulpe, sauce à la béchamel, de Diane, qui a pour effet d’amadouer toute l’assistance, y compris Roberto qui se détend peu à peu. Et comme si cela ne suffisait pas, au fromage succède une extraordinaire salade de fruits issus d’un maraîcher rue Caulaincourt que Muriel qualifie de meilleur de Paris.
La dégustation de ces plats nuit dans un premier temps à la discussion mais très vite après elle débute avec la description par Daniel du rôle de la mythologie dans la naissance de toutes les civilisations et - vous l’avez deviné - la lutte contre le coronavirus. Chacun s’exprime, sauf Roberto très muet dans son coin, et chacun apprend quelque chose, par exemple que l’Italie est plus durement touchée parce que sa population est la seconde plus âgée au monde, après celle du Japon, ou encore qu’en France beaucoup d’entreprises réduisent considérablement les voyages d’affaires, avec les conséquences que l’on peut imaginer. 
Roberto sort alors de son mutisme pour expliquer comment les diverses mafias contrôlent la planète. Loïc s’entretient avec Bah de la Genèse que ce dernier vient de lire. Il nous apprend qu’après avoir lu le Coran il veut lire la Bible.
Pendant tout ce temps, aucune nouvelle de Samson. Muriel nous quitte vers 21 h 40 et la vaisselle est faite par Ahmed, Bah et Loïc, mais sans aide de Daniel ou Roberto. Tous les accueillis sont couchés vers 22 h 45 et l’extinction totale des feux intervient à 23 h 30 après une dernière vérification au cas où Samson attendrait dehors. 
Nuit sans histoires, tour à tour ronflante et silencieuse. Au réveil l’atmosphère est languie et conviviale. Daniel, décidément en verve, livre sa pensée sur l’insignifiance de l’homme face au cosmos. La plonge et le rangement sont assurés, toujours par les trois susnommés. Enfin, rangement des bancs comme nous l’a demandé Damien puis départ général à 9 h 20.



samedi 7 mars 2020

Compte-rendu du 64e soir d'Hiver Solidaire 2020


D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 

Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Vendredi 6 mars, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Célestine, Hélène, Sylvain et Bernard.

Le Christ prenant dans ses bras saint Bernard,  
Francisco de Ribalta (1565-1628), 
huile sur toile, 158 x 113 cm, 
Madrid, Museo Nacional del Prado
Nous nous retrouvons devant la grille à 20 heures et Samson nous rejoindra vers 20 h 15.
Petru nous invite à nous réunir autour de la table en récitant le Notre Père suivi de la longue «litanie» de nos prénoms inscrits sur son carnet pour clore par une courte invocation.
Hélène nous a préparé un bouillon accompagné d’un excellent cake salé.
Célestine nous a offert des lasagnes aux épinards et au saumon.
Nous avons fini par un flan aux cerises.
Roberto ne pouvant trouver un interlocuteur en espagnol maitrise l’italien, tout comme Célestine. Ravi de pouvoir être écouté, Roberto s’est donc longuement entretenu avec Célestine qui nous traduisait l’essentiel des propos. À plusieurs reprises, il demandait une Domiciliation. Nous lui avons conseillé de s’adresser aux Captifs. 
Coucher à 22 heures.
Lever à 7 h 30... Alors que Bah se réveillait avec une musique de son pays, Daniel et Sylvain l’ont invité à un tour d’horizon de la musique depuis les années 60.
Le temps s’est écoulé et nous avons libéré les lieux à 8 h 25.



vendredi 6 mars 2020

Compte-rendu du 63e soir d'Hiver Solidaire 2020



D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Jeudi 5 mars, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Anne-Lise, Bruno, Charles et René.

Le Paradis, 1912, Maurice Denis (1870-1943), huile sur bois, 50 x 75 cm, Paris musée d’Orsay
Peu avant 20 heures un groupe de quatre attendait à l’abri de l’école communale de la rue Belzunce. Bah, Petru, Robert et Samson étaient donc les premiers sur place suivis de peu par Dan. Dramane ne s’est pas manifesté.
Au menu, velouté de courgettes, puis essai réussi de synthèse entre Halloween et Thanks Giving à savoir une fricassée de dinde sur un lit de citrouille et de marrons accompagnée d’un couscous, et enfin ananas et gâteau au yaourt amandes et dukkah.
Liturgie invariante avec le Notre Père en roumain suivi d’une litanie des saints en roumain itou. L’oreille aiguisée de Charles a confirmé qu’aucun des saints patrons tant des accueillis que des bénévoles n’avaient été oubliés. Petru ne s’est pas froissé plus que cela de la crise de foi passagère d’un ou deux de ses camarades qui ont jugé préférable de vaquer à d’autres occupations pendant ce temps. Manifestement ces sceptiques d’un instant n’ont pas encore mesuré le caractère fondateur du dynamisme de la prière.
Conversations éparses mais cohérentes puisqu’il a été question de permis de séjour et du Paradis. Comment les obtenir l’un comme l’autre?
Le dîner s’achève sans Petru qui n’ajoute qu’un frugal bol de soupe à ses nourritures spirituelles puis va se coucher. Vaisselle sans Dan, qui ne la fait que les mois pairs, ni Robert. Ils ne rateront pas l’occasion de se ressaisir pour la vaisselle du petit déjeuner.
La chambrée est couchée vers 22 h 03, le turbo est enclenché instantanément chez Dan. Nuit tranquille agrémentée d’un épisode d’insomnie sur les 1 heure du matin pour Dan.
Réveil échelonné dès 6 h 30 de Petru et de Samson qui, après un rapide petit déjeuner et une cigarette à l’extérieur pour Petru, font leur check out à 7 h 15.
Le reste de la troupe se réveille et se prépare doucettement. Petit déjeuner, Robert évoque ses cours de français. Vaisselle participative pour l’essor final vers 8 h 10. Dernier nettoyage et aération par Charles et moi. Nous vidons les nombreuses croûtes ça et là dont le seul destin envisageable est de faire le festin de petits rongeurs dont on a aperçu un représentant ce matin. 


jeudi 5 mars 2020

Compte-rendu du 62e soir d'Hiver Solidaire 2020



D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mercredi 4 mars, Bah, Daniel, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Marie-Christine, Clothilde, Véronique et Roland.


La Lessive ou Les laveuses à la Laïta, près du Pouldu, 1892, Paul Sérusier (1863-1927),
huile sur bois, 73 x 92 cm, Paris musée d’Orsay
Dès 19 heures, Corinne, Roland et moi, puis Olivier ont attendu Dramane et Samson auxquels nous avions fixé rendez-vous pour mieux faire connaissance. Samson est arrivé
vers 19 h 20 et Dramane, pris par des questions de douche au travail, pas du tout. Roland l’a eu plusieurs fois au téléphone; la situation semblait un peu compliquée à gérer pour lui, il n’est finalement pas venu.
Bah, Daniel, Robert(o), Petru se sont installés selon un rite bien rôdé. Humeur plutôt douce et tranquille.
Marie-Christine, nous a régalé d’un rôti-pommes de terre sautées, assez compliqué à préparer qui n’a pas trouvé vraiment son public, sauf parmi les bénévoles ; pour nos amis africains, il faut que ‘’la viande cuise longtemps longtemps’’... Mais la soupe de lentilles-topinambours de Clothilde avait été largement servie, et le far de Marion Gibon, cuisinière en second de Clothilde, a fait des heureux et rempli les estomacs.
Roberto a des sujets de domiciliation et de lessive à voir aujourd’hui aux Captifs. Il trouve qu’ils sont trop jeunes et ne connaissent pas bien la législation. Il est, de nature, assez impatient...
Extinction des feux vers 22 heures ; départ ce matin à 6 heures pour Petru et Samson ; lever à 7 heures pour les autres et même 7 h 20 pour Daniel qui a vraiment du mal à s’extraire de son sac de couchage.
Petit dej et rangements effectués dans les temps.



mercredi 4 mars 2020

Compte-rendu du 61e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mardi 3 mars, Bah, Daniel, Dramane, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Claire, Vivian, Grégoire et Charles.



Jump Over, 1996, Gabriel Orozco (né en 1962, collection particulière.
Dîner : soupe de potimarron, Dahl - riz, camembert, gâteau banane - chocolat 
Les arrivées s’égrènent entre 19 h 50 et 20 h 15. 
Roberto paraît le premier, renfrogné - son langage corporel s’assouplira, un peu, durant la soirée, mais il ne trouvera pas l’usage de la parole. 
Suivent, dispensés, Daniel, Bah Dramane et Petru. Samson, au travail, nous rejoint seulement à 22 h 30, et ne dîne pas. Ce qui est une erreur, car la cuisine s’avère de haute tenue. Merci à Claire et Vivian. Bonne atmosphère. Petru est très en verve, mais malheureusement peu compréhensible, sauf de Dramane qui, tout comme Daniel, conversent aisément. Bah comme à son habitude se montre discret et souriant.
Dispersion des effectifs au moment de la vaisselle, assurée par Bah et Charles. Claire et Vivian aident Dramane à essuyer et ranger. 
Départ des cuisiniers avant 22 heures. Extinction des feux en sifflet, pleinement effective à 22 h 45.
Nuit séquencée : ronflements, allées et venues, rires en dormant, ronflements.
Levers à 5 h 30 - Dramane part travailler (sur une passerelle en construction), puis 7 heures. Daniel peine à s’extraire de son lit. Petru nous quitte rapidement. Petit-déjeuner sympa dédié au foot. 
À l’évocation de Barcelone, Roberto prend la parole, en espagnol, ce qui circonscrit la conversation à un échange bilatéral avec Bah seul autre hispanophone du groupe.
Daniel et Roberto font des sandwichs pour le déjeuner.
Vaisselle et rangement fluides.
Départ de bonne humeur à 8 h 15.


mardi 3 mars 2020

Compte-rendu du 60e soir d'Hiver Solidaire 2020

D'un soir à l'autre, d'un bénévole à l'autre un lien se noue avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Lundi 2 mars, Bah, Daniel, Dramane, Petru, Roberto et Samson ont été accueillis par Magali, Charles et Yves.


Avant tout nous adressons nos meilleurs vœux de santé à la fille de Magali qui luttait courageusement face à une crise appendiculaire hier soir encore à 20 heures attendant le médecin pour conclure...
Magali avait préparé des pommes de terre bouillies et des saucisses pour notre plus grande joie. L’absence de moutarde n’a pas empêché qu’on s’en régale après le potage de légumes qu’avait fait Charles.
D’innombrables charcuteries ont complété notre dîner. Il reste un peu de celles-ci même si les uns et les autre sont partis avec de bon sandwiches.
Nous avons sans peine terminé la forêt noire et la tarte au citron de chez Carton qui ont clos ce dîner confortable et dont nous avons jeté le carton !


Les portes, Intérieur #4, 2010, Trine Søndergaard (née en 1972), 
Tirage jet d’encres pigmentaires monté sur Dibond d’après négatif couleur, 120 x 120 cm,  
New-York, Bruce Silverstein Gallery.

Sinon, c’était un peu l’auberge espagnole.
D’abord Roberto n’a pas vraiment progressé en français jusqu’à présent et nous propose espagnol et italien... Nous avons prié en roumain le Notre Père et avons essayé de comprendre Petru. Bah nous a emmené à Compiègne, Trolly et Pierrefonds.
Samson est arrivé à 21 h 45. Il est reparti ce matin vers 5 h 20
Petru et Dramane ont aussi demandé d’ouvrir les portes à 6 h 15. Quant à Daniel, il n’avait pas fini de se préparer, resté au lavabo alors que je fermais les portes vers 8 h 10. Un peu compliqué donc... Je passe sur le concert nocturne qui n’a pas dû convenir à Dramane qui préfère le Reggae non plus qu’à Roberto qui a un faible pour le classique et la symphonie du nouveau monde. Il nous a offert ce matin « au réveil « de la belle musique.