jeudi 11 janvier 2018

Compte-rendu du 8e soir

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul.
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.


Mercredi 10 janvier, Sabine, Henri, Damien et Stéphane ont accompagné, Olivier, Nouri, Moussa, Soro et Souleymane.



Les religieux du Mont Saint-Gothard, 1824, 
Louis Hersent (1777-1860),
huile sur toile, Paris musée du Louvre
« L’équipe est là à 20 h devant la porte de l’église côté rue Bossuet sauf Omar et Olivier qui ne viendront pas.

Nous accueillons Soro et Moussa qui arrivent juste sur Paris après avoir passé 3 jours au centre de Coordination Réfugiés Solidaires à Briançon. Comme beaucoup de jeunes venus de toute l’Afrique, ils ont passé à pieds les cols enneigés entre l’Italie et la France pour rejoindre Briançon.

Nous sommes rejoints par Izabella qui a été bénévole pendant les vacances de Noël au Centre d’accueil de Briançon et qui s’occupait d’accueillir et d’orienter les jeunes migrants. Elle va nous aider à accompagner Soro et Moussa sur la période d’Hiver Solidaire.

Le dîner est très apprécié. Au menu : soupe de potimaron de Sabine, blanquette de veau concoctée par Henri, mousse au chocolat et salade d’oranges de Sabine.
Vaisselle et nettoyage tous en action, pose cigarette et coucher vers 22 h  30.
J’échange un peu avec Stéphane qui habite au presbytère et qui est le responsable des 80 séminaristes de Paris.
Réveil à 7 h, café, nettoyage des matelas bleus et du reste.
Départ 8 h 15. Clefs remises à Jean Michel.

Points d’attention :
J’ai parlé avec Omar qui viendra ce Vendredi à Hiver Solidaire.
Le frigo est rempli de fromage.
Bien veillez à fermer à clef la porte de l’église à chaque entrée et sortie pendant votre soirée. »

mercredi 10 janvier 2018

Compte-rendu du 7e soir

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul.
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.


Mardi 9 janvier, Anne-Lise, Bruno, Roland et Bruno ont accompagné Olivier, Nouri et Souleymane.

Henri Dunant (1828-1910), 1855
« 20 h 00 sonne à St Vincent de Paul et pourtant je suis seul devant la porte de la rue Bossuet.
Mais, très vite je suis rejoint par Souleymane, puis Olivier et enfin Nouri, légèrement chancelant, qui a eu un petit peu de mal à quitter ses copains de devant la Pointe du Groin.
Omar devait nous rejoindre, mais finalement il passa la nuit chez sa sœur.
Anne Lise et les deux Bruno du jour arrivèrent également et tout le monde s’organisa en cuisine ou pour préparer la chambre.
Damien également de passage informa nos accueillis que deux nouveaux arrivants étaient attendus pour la fin de semaine.
Sur ce, le repas pu commencer.
Un moment fort comme l’est toute première rencontre. Nous avons pu ainsi nous présenter en échangeant sur des sujets aussi divers que la Guerre des étoiles, la châtaigne d’Ardèche, les Festivals de musique en Auvergne, Henri Dunant, l’île de St Martin...
Tout cela, en savourant la soupe aux potirons et marrons et un poulet /semoule à la moutarde puis le gâteau à la pomme préparé Anne lise et Bruno.
Un repas réussi que nos convives dégustèrent … et n’hésitèrent pas à goûter à nouveau.
Pause cigarette, vaisselle, dernières discussions puis couché vers 23h00
La nuit fut calme. Toutefois, il eut beaucoup de déplacement pour boire, ou pour manger une part de gâteau aux pommes.

Réveil 7h00 en douceur, puis petit déjeuner.
Ce fut l’occasion de finir le Gâteau aux pommes ou pour Souleymane de finir la soupe au Potiron.
Olivier doit se rendre à l’hôpital de la Salpetrière pour ses dents et essayer de refaire ses papiers pour obtenir son RSA.
Départ à 8h00, remise des clés à Jean Michel qui ferma la porte de la Crypte mes tour de clés restant sans effets sur sa fermeture. »

mardi 9 janvier 2018

Compte-rendu du 6e soir

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul.
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.


Lundi 8 janvier, Marion, Yves et Pierre ont accompagné Olivier, Nouri et Souleymane.


Les galettes à l'anis du pays de Monts, 1933,
Émile Boutin (1874-1951), gouache sur papier,
53 x 34,9 cm, Marseille, MUCEM
« Sur le plan pratique et sur les consignes de Pierre, référent ayant comme il se doit les clés, il n’y a rien à signaler, ce qui me convient très bien !!
Cependant, ce serait trop facile d’en rester là ! Grâce à Marion nous avions à manger pour dix alors que nous étions six. Potage agréable de navets que Souleymane a terminé ce matin ; grand poulet rôti avec gratin dauphinois que Marion a rapporté pour partie et immense galette à la frangipane maison tout à fait délicieuse qui m’a fait roi et que nous n’avons pas terminée ce matin, laissant un bon morceau à ceux qui assisteront à la messe de 8 h 30 et pour qui nous avons, avant de partir ce matin, remis les bancs en place. Je précise que, malgré l’absence de crème fraiche un peu répandue où il ne fallait pas, le gratin dauphinois a été très apprécié et estimé conforme par un quasi dauphinois en la personne de Pierre.

Arrivé à 20 h 05, j’ai trouvé tout le monde affairé à son équipement, Olivier très attentif au couvert, Souleymane et Nouri à leur couchage ; Omar hospitalisé n’était pas des nôtres
Les conversations sont allées bon train avec des débats sur les aéroports de nos îles caraïbes, l’âge et l’état de santé et la mémoire de nos anciens présidents de la république, les croissants et le jus de fruits frais de Thierry Marx de la Gare du Nord, les têtes à chapeau ; j’en passe non sans vous avoir transmis le bonjour de l’ancien premier ministre Alain Juppé à qui m’a-t-on dit hier soir, je ressemblerais !

Nuit hachée et paisible réveil à 7 h 00, café pas très tonique et mauvaise nouvelle en partant donnée par Jean-Michel qui nous apprend le décès de Monsieur Bruno Foulard (obsèques vendredi matin )
Nous quittons les lieux vers 8 H 10. »

lundi 8 janvier 2018

Compte-rendu du 5e soir

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul.
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.


Dimanche 7 janvier, Anne, Mathilde, Véronique, Paul et Enguerran ont accompagné Olivier, Nouri et Souleymane.


Chausssures, 1886,
Vincent Van Gogh (1853-1890), huile sur toile
Amsterdam, Van Gogh museum
« Paul, Véronique, Enguerran, Mathilde, Anne, Olivier et Souleymane sont au rendez-vous.
Olivier a rencontré Nouri dans la rue une bouteille à la main et a tenté de le convaincre mais ses arguments n’ont pas eu le dessus sur l’alcool.
La table est dressée, les bougies allumées. Olivier retourne chercher Nouri, il le ramène avec succès. Sa démarche est chancelante mais tout le monde se retrouve attablé.

Mathilde et Enguerran ont préparé un festin franco-italien. La soupe aux carottes, lait de coco, coriandre et autres secrets des cuisiniers est un régal. Tous en reprennent, et Souleymane jouera les prolongations jusqu’au petit déjeuner.
Suivent des lasagnes saumon et épinards en couches généreuses et délicieuses. Fromage et verrines de panna cotta.

Le repas est joyeux, chacun parle de son pays d’origine, Souleymane échange en Bambara (langue du Mali) avec Paul, Nouri sait parler un peu allemand car son père algérien a été amené à travailler en Allemagne en 1974, Olivier a vécu à Saint Martin, sa mère et son frère y vivent encore.
Tout le monde participe activement à la vaisselle, Nouri astique avec ferveur la seconde table pendant que nous finissons notre tisane.

Au moment de se coucher, Paul interroge les potentiels ronfleurs. Nouri rassure l’assemblée en affirmant : «quand je dors, je suis mort !»
La nuit s’est bien déroulée, une alarme de téléphone oubliée à 2 h 45 mais qui était assez discrète.
Un RNI, ronfleur non identifié, a été lui aussi très discret.

Réveil à 7 h 00, petit déjeuner avec café préparé par Olivier toujours attentif à chacun, pain, beurre, confiture et bien sûr le rituel bol de soupe de Souleymane.
Pliage des couchages, javellisation des matelas, vaisselle, sanitaires et cuisine … Départ 8h20. »

dimanche 7 janvier 2018

Compte-rendu du 4e soir

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul.
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.


Samedi 6 janvier, Muriel, Olivier et Nathalie ont accompagné Olivier, Nouri et Souleymane.




Matinée à l’anse Vata, Vers 1930, 
Paul Mascart (1874-1958), huile sur toile, 55 x 38,2 cm,
PARIS, musée du quai Branly - Jacques Chirac
« Arrivée de tous aux alentours de 20 h et installation bien rodée des matelas accompagnée  d’un fumet qui nous mettait déjà l’eau à la bouche : Muriel avait préparé une délicieuse soupe au potiron  suivie d’un poulet bien tendre au citron  (qui eut du succès) avec des pâtes, fromage et la galette du jour. 

La conversation tourna autour des transports mais surtout des îles des DOM-TOM : une véritable évasion.

Après une vaisselle rondement menée et une pause cigarette (occasion de parler des différentes églises de Paris et des préférences de chacun ) moment « magique » au cours duquel Olivier a sorti sa guitare pour nous jouer des morceaux de Bashung, de Ben Harper, de Johnny (oblige) et autres. Ne manquaient plus qu’une des plages évoquées au repas et un feu de camp.
Souleymane s’est même essayé à la guitare.
Coucher vers 22h45 avec la perspective d’une grasse matinée .
Réveil à 8 h 10, petit déjeuner, rangement et départ  vers 8 h 50 tout cela dans la sérénité dominicale.

Infos pratiques : nous n’avons pas réussi à fermer la porte de la crypte, Jean Michel est au courant.
Pour le petit déjeuner les fruits seraient les bienvenus. Souleymane a bien apprécié la soupe qu’avait laissée Muriel pour lui.
Il y a assez de fromage. L’idée d’un jus d’orange pour le matin a été évoquée aussi.

Un voyant lumineux  rouge « calc » sur la cafetière  s’est allumé ; en débranchant et rebranchant, il a disparu.»


samedi 6 janvier 2018

Compte-rendu du 3e soir

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Vendredi 5 janvier, Anne-Laure et Sabine, Bertrand et Alexandre ont accompagné Olivier, Nouri et Souleymane.

« Nouri avait bu avant d’arriver mais s’est bien comporté. Il semble avoir du mal à dire «non», notamment lorsqu’on lui propose un plat : quand il dit «Y’a pas de problème», cela semble signifier plutôt «non».
Olivier est très attentif à ses camarades et reconnaissant que nous organisions hiver solidaire. Il a bien l’intention de «rebondir».
Souleymane est en recherche de n’importe quel travail mais il n’a pas de papier et n’aura pas de rendez-vous à la préfecture avant mai. Il était bijoutier en Afrique.
Le dîner était succulent. Au programme : soupe, raclette -une première pour Souleymane et salade de fruits. L’atmosphère était simple et bienveillante. Après le dîner, nous sommes allés prendre l’air et discuter dehors, sur les escaliers. Extinction des feux dans le calme à 22h30.



Buste d’homme nu endormi
Théodore Chassériau (1819-1856),
dessin à l’estompe, crayon noir, lavis gris, rehauts de blanc, 
66,9 x 49,9 cm, Paris, musée du Louvre

Une simple sonnerie de réveil et la lumière ne suffisent pas à les tirer du lit. Ils semblent avoir apprécié un peu de musique classique pour les encourager à se préparer. Compte tenu du lever un peu tardif, départ à 8 heures «bien sonnées».
Quelques consignes pratiques (qui seront reprises dans la feuille de route qui sera mise à jour en début de semaine) : Clés: - bien fermer toutes les portes (grille église, entrée de l’église, grille de la crypte, porte de la crypte) ; - pour ouvrir la grille de l’église côté rue Bossuet, un coup de main est à prendre : ouvrir en entrant à peine la clé dans la serrure avant de tourner. Lorsqu’on est à l’intérieur, cela peut être plus facile de passer sa main à l’extérieur de la grille de la grille pour fermer.
Concernant les lumières la nuit, laisser allumées la lumière du hall qui donne sur les escaliers et celle des toilettes ; Repas : - Souleymane préfère manger halal, Nouri peut manger de tout mais semble aussi préférer pas de porc. - Souleymane ne mange pas à midi, il ne verrait pas d’un mauvais œil qu’on lui laisse un bol de soupe de la veille pour tous les matins.
Nouri, Souleymane et Olivier n’ont quasiment rien mangé le matin à part un actimel et un reste de salade de fruits ... et le bol de soupe de Souleymane. »

vendredi 5 janvier 2018

Compte-rendu du 2e soir

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Jeudi 4 janvier, Dominique et François, Antoine, Damien et Thibault ont accompagné Olivier, Omar, Nouri et Souleymane.

Nature morte aux piments, Eugène Bouvier (1901-1982),
huile sur toile, 99 x 80 cm,
Marseille, musée des Beaux-Arts
« Toute l’équipe est là à 20h00 devant la porte arrière de l’église côté rue Bossuet sauf Omar qui arrive à 20 h4 5 accompagné par Philippe et Thibault qui nous rejoint à 21 h 30 pour cause de travail.
Nous passons à table, le dîner est délicieux préparé par Dominique. 
Au menu : soupe de légumes, pois cassés, saucisses de poulet, fromage et galette des rois. 

Le dîner est assez joyeux et les accueillis apprécient le dialogue avec Antoine, le fils de Dominique qui se trouve très à l’aise avec eux. Nous rions lorsque François nous explique qu’il existe trois sorte de piment, celui qui pique les lèvres, celui qui fait mal au ventre et le troisième qui pique l’anus. Omar, fatigué et alcoolisé rejoint le dîner avec Philippe. 
Vaisselle et nettoyage bien collaboratif, pose cigarette et coucher vers 22 h 30.
Omar s’énerve un peu car il a perdu son portable. Vers Minuit, il parle à haute voix dans la crypte et tient des propos peu cohérents pendant dix minutes ce qui réveille certains. 
Réveil à 7 h, café, nettoyage des matelas bleus et du reste. Départ 8 h. Clefs déposées dans la boite du 5 rue de Belzunce. 

Points d’attention : 
Si Omar n’est pas là à 20 h, le bénévole référent peut appeler Philippe qui propose de l’accompagner les premiers jours pour qu’il s’habitue à venir. 
À la sortie, nous avons pris le temps avec Thibault de rappeler les règles de vie à Omar. Nous avons dit premièrement que nous étions content de l’accueillir et que tout le monde l’apprécie ici. Arrivée 20 h. Ne pas arriver trop alcoolisé sinon le bénévole référent peut décider de ne pas le faire rentrer. Ne pas rentrer de bouteille dans la crypte. De ne pas parler à haute voix la nuit pour laisser dormir l’équipe. Il a remercié pour les conseils. 
Si vous devez parler à Omar pour lui rappeler les règles de vie, faites le en binôme bénévoles nuit et en aparté. Cela le rassure de sentir qu’il y a un groupe qui parle d’une seule voix. Bien veiller à fermer à clef la porte de l’église à chaque entrée et sortie. Il manque des sacs poubelle. »

jeudi 4 janvier 2018

Compte-rendu du 1er soir !

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien se tisse avec les personnes de la rue accueillies dans le cadre d'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoigne chaque jour de ces moments partagés.

Mercredi 3 janvier, Véronique, Laurence, Pascale et Frédéric ont accompagné Olivier, Omar, Nouri et Souleymane.



La Cène, 1860, Pierre-Jules Jollivet (1803-1871),
lave émaillée, PARIS, église Saint Vincent-de-Paul
« Damien et Pascale, Nathalie, Véronique, Laurence et son mari Emmanuel, Frédéric, Amandine (Captifs), Nouri, Omar, Philippe (accueilli l’année dernière qui venu accompagner son ami Omar), Souleymane, Nouri et Olivier se rejoignent progressivement à partir de 20h00 devant la porte arrière de l’église côté rue Bossuet avant de pénétrer dans la crypte. 

Le couchage est organisé, et les sacs de couchage marqués avant que Damien prenne la parole pour expliquer aux accueillis les règles de vie en commun.

Le délicieux repas préparé par les cuisinières est ensuite partagé.
Au menu : soupe, poulet aux ananas et gratin dauphinois, fromage puis mousse au chocolat.

Les accueillis participent spontanément aux tâches ménagères. Couché tardif à 23 heures après la dernière cigarette. Réveil à sept heures après une bonne nuit de sommeil. Petit déjeuner dans la bonne humeur. Puis vaisselle, rangement, nettoyage et évacuation de la poubelle par Souleymane. Fermeture de l’église un peu après huit heures. Il reste du fromage et du pain de mie. Stock de confitures à constituer.»

vendredi 29 décembre 2017

"Avent" Hiver solidaire 2018...


Au seuil d'une nouvelle année,
nous pensons à ceux qui vont y entrer à ciel ouvert.



La nativité, École Créto-vénitienne, Entre 1480 et 1500, 
Tempera sur bois, Paris, Petit Palais.




















Dès le 3 janvier prochain et jusqu'au 28 mars 2018, dans le cadre de l’opération Hiver Solidaire en paroisse, et pour la 7e année à Saint-Vincent-de-Paul, nous allons accueillir 5 à 6 personnes sans abri dans la crypte de l’église Saint-Vincent-de-Paul, de 20 h à 8 h du matin.


Tête de femme, la Charité, Sanzio Raffaello,
dit Raphaël (1483-1520), dessin, pierre noire, rehauts
de blanc, 16,1 x 23,1 cm,
Paris, musée du Louvre

Chaque soir, deux bénévoles dorment avec les personnes accueillies et un ou deux autres bénévoles préparent le dîner et l’apportent pour le partager avec l’équipe.

Nous appelons des bénévoles pour assurer cette mission tous les soirs 
de la semaine : préparer un repas simple pour 8 personnes et le partager
ou passer la nuit avec les personnes accueillies.


Notre équipe est disponible pour vous parler plus précisément d’Hiver Solidaire
Joignez-vous à nous !





/Damien Peyret : damienpeyret@gmail.com
/Pierre Mignard : p.g.j.mignard@orange.fr
/Frédéric Marescaux : frederic.marescaux@gmail.com


Changer notre regard, sortir des personnes de l’isolement,
créer des liens, s’enrichir mutuellement.
Plus qu’un service, Hiver Solidaire est un lien, un lieu de rencontres et l’occasion d’une expérience humaine et spirituelle en vivant l’Évangile. Hiver Solidaire fonctionne sur une trentaine de paroisses parisiennes qui accueillent 120 personnes sans abri et mobilisent plus de 2000 bénévoles, dont 100 à St Vincent de Paul.


dimanche 2 avril 2017

Compte-rendu du 88e et dernier jour !

D'un jour à l'autre, d'un bénévole à l'autre le lien  s'est noué avec les personnes de la rue accueillies pour l'Hiver solidaire à Saint-Vincent-de-Paul. 
Le compte-rendu du matin, comme un passage de relais, témoignait chaque jour de ces moments partagés.

Vendredi 31 mars, Laurence, Anne-Marie, Benoît et Éric ont accompagné une dernière fois Alain, Cédric, Mohammed et Rabah.


«Ce furent une soirée et une nuit qui se déroulèrent comme toutes les autres et qui pourtant revêtaient un caractère particulier.

Retable des sept joies de la Vierge, 
Maître de la Sainte Parenté, le jeune, (actif de 1470 à 1515), 
huile sur bois,182 x 127 cm, Paris, musée du Louvre
Le dîner fut des plus agréables, préparé par Anne-Marie et Laurence. Nous nous régalâmes collectivement de tous les mets (poulet, polenta, gâteau au chocolat) et la bonne humeur d’Anne-Marie contribua à ponctuer la soirée d’échanges joyeux et parfois taquins.

La diversité des sujets abordés tant par Cédric que par Rabah, Mohamed et Alain, du plus sérieux au plus légers, sentait la joie de se retrouver une nouvelle fois tous ensemble.

Bien sûr, de tant en temps, Alain nous rappelait « vous savez que c’est la dernière fois », mais rien ce soir ne pouvait perturber la bonne humeur collective de cette soirée qui se termina par la traditionnelle partie de belote à laquelle succomba sans trop de résistance Benoît !

Je vous fais partager cet échange avec Alain que je raccompagnais au métro Barbès :

Alain : « il faudrait dire au cardinal 23 que HS doit être ouvert du 1er janvier au 31 décembre »
Éric : « nous nous reverrons dans le quartier »
Alain : « ben évidemment, maintenant je suis un paroissien de SVP ».

Les clés tombèrent dans la boîte du presbytère à 8h.

Pour demain, prévoir…..»